Newsletter :

Alzheimer

Planète Zen / Alzheimer

La maladie d’Alzheimer cause des troubles de la mémoire. Il s’agit d’une altération des facultés cognitives liée à une dégénérescence des neurones qui touche en particulier l’hippocampe, le siège de la mémoire. De fait, la maladie cause des troubles de la mémoire immédiate plus ou moins graves, de même que de la mémoire à moyen terme. Les souvenirs anciens quant à eux restent bien souvent ancrés dans la mémoire du patient, ce qui peut causer des délires et un sentiment de dissociation avec le présent. La vie quotidienne devient compliquée à gérer de ce fait, et les personnes deviennent rapidement dépendantes de leur entourage.

Voici donc les informations à connaître si vous avez un proche atteint ou que vous souhaitez vous-mêmes en savoir plus sur la maladie d’Alzheimer. Il est important de se renseigner et de connaître les signes avant-coureurs de cette maladie, mais également les étapes à suivre pour être diagnostiqué, l’aide pouvant être apportée à une personne atteinte et les informations que l’on tend à ignorer alors qu’elles peuvent se révéler extrêmement importantes.

Les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer

Dans un premier temps, il est important d’identifier les facteurs de risque pouvant augmenter les risques de contracter la maladie d’Alzheimer. Bien entendu, les raisons précises de l’apparition de cette maladie sont complexes et on ne peut jamais prévoir à 100 % l’apparition de celle-ci mais il est possible d’identifier certains facteurs de risques et de les éliminer.

Tout d’abord, l’âge est un facteur de risque important. Les personnes âgées sont statistiquement plus touchées que les jeunes. Il existe cependant des moyens de prévenir Alzheimer pour ces personnes.

Le sexe est également un facteur de risque, puisque les femmes sont plus touchées que les hommes après 80 ans.

Les maladies cardio-vasculaires augmentent les risques de contracter Alzheimer, les personnes touchées de maladie de ce type sont donc plus susceptibles de contracter Alzheimer.

Le tabac, le diabète, l’hypertension artérielle et les troubles lipidiques augmentent également les risques statistiques d’être touché par cette maladie.

Il est important de garder à l’esprit que ces facteurs de risque ne sont pas une garantie d’être touché par la maladie. Cependant, une personne atteinte d’un ou plusieurs de ces signes devrait, à partir d’un certain âge, être consciente du risque de l’apparition de cette maladie et en discuter avec son médecin afin d’être rassuré ou pris en charge le cas échéant. Comm toujours, il vaut mieux prévenir que guérir, et plus le diagnostic est établi tôt plus il est simple de limiter la progression de la maladie.

Comment aider un proche atteint de la maladie d’Alzheimer

Si vous avez un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, voici des conseils à suivre afin de l’aider au mieux.

Faire preuve de patience peut se révéler d’une aide extrêmement précieuse pour une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer. En effet, les malades souffrent souvent de troubles de la communication. Elles ont du mal à trouver le bon mot en parlant, peuvent être extrêmement sensibles aux bruits qui les entourent et ainsi moins enclines à rester concentrés sur une conversation précise. Il est donc important pour les aider de se montrer compréhensif et patient même s’il peut leur arriver de se frustrer lorsque la communication se fait difficile. Laissez votre proche entendre que vous essayez de comprendre sa situation et adaptez votre comportement selon ses besoins. Il ne faut pas l’infantiliser, ce qui pourrait encore augmenter son sentiment de frustration. Il est parfois difficile pour les personnes souffrant d’Alzheimer d’accepter de ne plus avoir une parfaite autonomie.

Pour améliorer la communication avec votre proche souffrant de la maladie d’Alzheimer, prenez soin de le ou la regarder dans les yeux en parlant. Le contact établi par le regard compensera celui qui pourrait s’avérer plus laborieux avec les mots. Faites en sorte de faire durer les conversations aussi longtemps que vous sentez la personne réceptive. Il/elle a envie de partager et d’être écouté, et l’attention que vous lui porterez lui permettra de se sentir mieux et d’avoir une meilleure estime de soi. Si vous sentez qu’il devient véritablement difficile de communiquez, détournez l’attention de la personne en lui proposant d’occuper son temps d’une autre manière : un jeu qu’il/elle apprécie particulièrement par exemple. Privilégiez les questions auxquelles il est possible de répondre par oui ou par non. Par exemple, au lieu de dire “comment te sens-tu ?”,  essayez de dire “est-ce que tu es fatigué ?”. Cela facilite la communication pour votre interlocuteur.

Lorsque vous vous retrouvez dans la position d’aider votre proche à accomplir une tâche, il est très important de se montrer aussi précis et clair que possible. Répétez les instructions si vous en sentez le besoin, et prenez le soin de le laisser vous répondre. Ne l’interrompez surtout pas, et ne pointez pas ses erreurs. Au lieu de lui dire “ne fais pas ça comme ça”, employez plutôt des expressions telles que “essayons plutôt de cette façon”. Soyez toujours dans une optique vous permettant d’encourager la personne, et non de la blâmer ou de faire ressortir ses erreurs.

La clé est de prendre leurs émotions en considération. La maladie d’Alzheimer est en effet mentale, ce qui implique de fortes répercussions sur les humeurs, les sentiments et le comportement du malade. Ils éprouvent du stress, de la confusion, de l’anxiété à l’idée d’effectuer des tâches du quotidien ou de se rendre à certains endroits, de la tristesse, de la peur et un sentiment de perte de contrôle sur sa vie. L’empathie est donc un facteur extrêmement important qui devrait avoir une incidence sur votre façon de vous comporter avec votre proche atteint.

5 choses que vous ne saviez probablement pas sur la maladie d’Alzheimer

On entend bien souvent parler de la maladie d’Alzheimer à la télévision ou dans les journaux, mais voici 5 choses que vous ignoriez probablement à propos d’Alzheimer.

Le manque de sommeil peut augmenter les chances de contracter Alzheimer. En effet, l’amyloïde, une protéine diminuant la mémoire, est sécrétée lorsque l’on ne dort pas suffisamment. Attaquant l’hippocampe, siège de la mémoire, l’amyloïde produite en trop grandes quantités affecte la mémoire et pourrait déclencher la maladie d’Alzheimer.

Ecouter de la musique peut réduire les risques. Une étude récente de Mayo Clinic montre l’effet bénéfique des activités stimulantes telles que le fait d’écouter de la musique sur la mémoire. La lecture peut également réduire les risques de contracter Alzheimer, de même que toutes les activités stimulant la mémoire et les capacités cognitives.

Les facteurs génétiques sont extrêmement importants. Il n’est pas nécessaire qu’un membre de votre famille aie été touché par Alzheimer pour que vous soyez atteint. Cependant, il est vrai que le fait d’avoir un parent, un frère ou même un oncle ou tante touché par Alzheimer est un facteur de risque à ne pas prendre à la légère.

La trisomie 21 augmente les risques. Beaucoup de personnes atteintes de trisomie 21 contractent la maladie d’Alzheimer en vieillissant. Les raisons de cela ne sont pas encore prouvées mais certaines études font le lien avec la présence du chromosome 21, qui déclencherait une forte production d’amyloïde.

La maladie d’Alzheimer touche environ la moitié des personnes âgées de plus de 85 ans. Il ne s’agit pas d’une maladie rare et elle touche une personne de plus de 85 ans sur deux, ce qui implique qu’il est important pour chacun de nous de se renseigner, puisqu’il est très probable que nous y soyons confrontés nous-mêmes ou qu’un de nos proches le soit.

Vivre avec Alzheimer

Vivre avec la maladie d’Alzheimer peut s’avérer complexe, du fait que celle-ci affecte la capacité d’une personne à se souvenir de choses parfois importantes et d’agir sans difficulté dans les tâches quotidiennes. Voici donc des astuces pour la vie de tous les jours d’une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Tout d’abord, accepter le changement est nécessaire. Il faut comprendre que la maladie n’est pas réversible, et que la personne touchée doit faire en sorte d’accepter la venue de changements. Les proches également doivent comprendre qu’une adaptation est nécessaire, et que cette période peut prendre du temps. Pour cela, créer une stratégie peut être très efficace. Dans un premier temps, il s’agit de parvenir à identifier précisément les tâches devenues difficiles à identifier et de faire en sorte qu’un proche rappelle au malade de les effectuer, ou alors de se munir d’un appareil tel qu’un téléphone donnant des alertes et rappels pour ne plus les oublier. Ensuite, il est important de tenir compte de l’importance de la tâche en question et de créer un système de priorités. Les tâches les plus importantes demandent le plus de précaution, tandis que les autres peuvent être traitées et effectuées dans un second temps. Si la personne atteinte semble oublier ou perdre le sens des priorités, il est nécessaire qu’un proche le lui rappelle gentiment, et l’aide à s’adapter.

Il est également utile d’apprendre à reconnaître ses déclencheurs de stress et faire en sorte de les combattre. Par exemple, si vous êtes atteints d’Alzheimer et que vous avez du mal à accomplir une tâche, laissez savoir à vos proches qu’ils ne devraient pas vous bousculer ni l’accomplir à votre place mais simplement vous laisser le temps de le faire vous-même.

Gardez à l’esprit que vous pouvez essayer plusieurs fois avant de parvenir à accomplir une tâche, sans que cela ne soit un problème. Prenez le temps de faire les choses correctement et comme vous le sentez. Vous rendre compte que le temps n’est pas un problème et que vous n’avez pas à vous presser inutilement. Cela diminuera votre stress et vous permettra de vous sentir bien mieux.

Accepter l’aide des autres est également une étape difficile mais importante à surmonter. En effet, la maladie d’Alzheimer change drastiquement la vie de la personne qui en est atteinte, et les proches sont d’une aide précieuse au malade. Mais il est vrai que cette aide peut être vécue comme une intrusion, un bouleversement des habitudes, et une perte de liberté et d’indépendance. Il faut faire comprendre à la personne qu’il s’agit seulement d’une aide, pas d’une agression ou d’une intrusion, et que le but des personnes qui aide est avant tout de permettre à la personne atteinte de retrouver les capacités qu’elle a perdues et non de régresser.

Développer une routine et des habitudes peut véritablement aider la personne atteinte à diminuer son stress mais également à améliorer sa mémoire, en créant un système d’habitudes, une routine qui, si elle est brisée, poussera la personne à se rappeler de ce qui a changé. Cette routine doit cependant correspondre aux habitudes préférées de la personne afin de lui sembler naturelle et réconfortante. Le principal est que la personne se sente bien dans sa vie quotidienne, ainsi il est important de ne rien lui imposer de désagréable contre son gré.

Les signes avant-coureurs

Certains signes doivent pousser à consulter un médecin pour se faire diagnostiquer.

Tout d’abord, la passivité et la perte d’attention devraient inquiéter et pousser une personne à se faire diagnostiquer, (ou si elle est remarquée par un proche, ce proche devrait faire en sorte que celle-ci aille voir un médecin). De même, le fait d’égarer plus souvent des objets et d’éprouver des difficultés à accomplir certaines tâches du quotidien sont des signes à ne pas ignorer. L’affaiblissement du jugement est également un signe à noter. Si une personne commence à porter des vêtements épais lorsqu’il fait trop chaud ou qu’elle ne pense pas à traiter des problèmes médicaux importants, ceci peut être un signe.

Des problèmes de langage, tels que le fait d’oublier des mots, de perdre le fil de ses idées en parlant, peuvent être des signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer. Des fluctuations d’humeur et des changements subits de personnalité peuvent dénoter l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Si vous êtes atteints, avez un proche souffrant d’Alzheimer ou si vous pensez que l’un de vos proches est touché, nous espérons que ces conseils ont pu vous éclairer. Demandez toujours l’avis d’un médecin afin d’être certains d’un diagnostic, et suivez toujours les conseils des professionnels de la santé.

Mot-clé: Alzheimer

7 conseils pour prévenir Alzheimer
Bien être
73 partages4922 vues
Bien être
73 partages4922 vues

7 conseils pour prévenir Alzheimer

Shahineze Chebira - 6 avril 2017

La maladie d'Alzheimer cause des troubles de la mémoire. Il s'agit d'une altération des facultés cognitives liée à une dégénérescence des neurones qui touche en particulier l'hippocampe,…